Pensées et émotions négatives

December 1, 2017

 

Descartes nous le rappelle si bien : « Je pense donc je suis ».

  • Penser c’est donc avoir la capacité d’identifier et de différencier ce qui a du sens pour soi, en particulier les vraies difficultés.

  • Ressasser c’est être submergé par des pensées négatives nous rendant incapable de discerner ce qui a du sens pour soi.

Les pensées négatives reposent sur une menace personnelle (être abandonné, renvoyé, disqualifié, pointé du doigt, …) ou sur une menace vitale (être victime d’accidents, d’attentats, de dérèglements climatiques, …).

Ces pensées négatives font souvent émerger des émotions négatives. Revenons sur quelques-unes d’entre elles : peur, anxiété, angoisse, phobie:

 

1. La peur apparaît de façon ponctuelle et violente dans des situations de danger (morsure, chute, accident, …). L’individu est en contact direct avec l’objet de sa peur (animal, vide, vitesse, …). Sa réaction de défense pourra l’amener à des comportements inadaptés comme la fuite, la passivité ou l’agressivité.

 

2. L’anxiété apparaît lorsque l’on anticipe des situations d’inconfort faisant surgir un stress. On parle d’anxiété chronique lorsque cette anticipation devient permanente (journée, soir, nuit) et dénature l’équilibre de l’individu qui n’est plus dans un état d’ouverture mais dans un état de défense récurrent.

 

3. L’angoisse s’apparente à une peur sans objet ou à une peur d’un objet vague. L’individu angoissé n’est donc pas en contact direct avec l’objet de sa peur ; l’angoisse est l’expression d’un état d’inquiétude face à un avenir flou voire imaginaire. Ainsi, on a peur de quelque chose mais on est angoissé.

 

4. La phobie s’apparente à une peur extrême d’un objet ou d’un groupe (le vertige est la phobie du vide, l’agoraphobie la peur de la foule, la claustrophobie la peur du confinement, …) quelque que soit la nature ou l’ampleur de cet objet ou de ce groupe.

Ici, nous ne sommes pas dans le danger (réaction de défense), ni dans l’inconfort (réaction de protection) mais dans le vital (réaction de sauvegarde). Bien souvent, l’individu n’est pas en contact direct avec l’objet phobique car la seule pensée le bloque, le paralyse, le coupant très vite de la réalité.

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Please reload

Posts à l'affiche

Octobre rose : mobilisons-nous !

October 1, 2019

1/10
Please reload

Posts Récents

February 18, 2019

Please reload

Archives
Please reload

Recherc